dimanche 25 juin 2017

Gmail et la pub

La nouvelle est tombée et a surpris beaucoup de monde : Gmail ne sera plus utilisé pour vous pister !.

Attention, c’est facile de prendre l’information de travers. Voici quelques exemples :

Toutes ces affirmations sont fausses. Explications.

D’une part, Gmail va continuer à afficher de la publicité ciblée. Parce que c’est leur modèle commercial (88% de leurs revenus, quand même). Et ça risque de durer, même s’ils essayent de les diversifier.

D’autre part, Google va continuer à lire votre courrier, à vous et au 1,2 milliards d’utilisateurs. Pour en savoir toujours plus sur vous, vos centres d’intérêts, les personnes avec qui vous échangez et de quoi vous parler. Seulement, ils en savent déjà suffisamment par ailleurs pour cible leur publicité à partir d’autres sources comme vos recherches Google Search, votre position GPS via Google Maps, votre téléphone Android, vos clics sur les publicités, votre historique de navigation Chrome, etc.

Enfin, il va bien falloir croire Google sur parole, parce que leur code source est propriétaire et qu’il tourne sur leurs serveurs. Mais on espère qu’ils jouent franc jeu. Après tout, ils affirment que leur slogan est “don’t be evil”. Ah, ils ne le disent plus ? Mais pourquoi ?

mardi 20 juin 2017

En vrac du mardi caniculaire

Tristan à moto au col du Mont Cenis

En vedette : déclarations tonitruantes et lois liberticides pour avoir l’air de faire quelque chose contre le terrorisme

c’est clair : si les doits de l’homme nous empêchaient de résoudre les problèmes de l’extrémisme et du terrorisme, nous changerons ces lois pour garder les anglais en sécurité  ;

En vrac

quitte à puiser dans la technologie de son époque le modèle d’un gouvernement, pourquoi emprunter celui des plateformes et des start-up ? (…) Après tout, quitte à puiser un modèle dans ce que nous permet la machine, il y a autre chose. Pourquoi ne pas aller voir quelles formes de gouvernement nous pourrions puiser du logiciel libre (“l’Etat logiciel libre”, ç’aurait de la gueule, non ?) ? Ou même du wiki, comme espace de partage et de co-élaboration (“Le wiki-état”, pas non plus, non ?”) ?

mardi 6 juin 2017

En vrac du mardi

Des vacances qui vident la tête !

En vedette

Voici une lecture pas très récente mais importante : Le Paradoxe de la violence, et pourquoi le monde ne va pas si mal. Elle est à lire absolument ! En résumé :

  • Nous avons presque tous l’impression que le monde va de plus en plus mal, et devient de plus en plus violent ;
  • Pourtant, factuellement, la violence est en décroissance quasi-permanente ;
  • Mais on s’habitue à cette violence rare, et ce qui reste comme violence nous choque d’autant plus, nous apparaît encore plus insupportable maintenant qu’il n’y en a presque plus ;
  • Le terrorisme est statistiquement très peu dangereux, mais notre réaction au terrorisme peut être très dangereuse pour notre société, notre mode de vie, nos libertés. (je le dis souvent, mais ça fait plaisir de voir quelqu’un d’autre le dire).
  • Changeons nos habitudes de consommation des médias pour retrouver de la sérénité : moins de BFM (ou autre chaine d’actu anxiogène) et de Facebook, plus de documentaires, de livres, de magazines, pour s’intéresser aux problèmes de fond (chômage, réchauffement climatique, inégalités, injustices, dérives de la société face au numérique etc.)

En vrac

La principale source d’inquiétude des régulateurs (de la donnée personnelle) concerne les GAFA, qui dominent de la tête et des épaules le monde du numérique. L’effet de réseau, par lequel plus un service est utilisé plus il a de valeur pour l’utilisateur, a fini par tuer toute concurrence. Les GAFA verrouillent la collecte, les algorithmes de ciblage comportemental en temps réel et l’espace publicitaire.

Note

[1] Je réalise que j’avais levé le problème de l’imprimante délatrice… dès octobre 2005 !

vendredi 19 mai 2017

En vrac avant les vacances

Je m’apprête à partir quelques jours à moto (j’ignore où, je vais choisir un endroit sec, beau et avec des virages). D’ici là, voici un peu de lecture. Je compte sur vous pour ne pas casser l’Internet d’ici à mon retour !

Votre serviteur à moto dans le Vercors

dimanche 14 mai 2017

Syndrome de l'imposteur

J’ai une petite baisse de moral ces jours-ci, et je tombe (par hasard ?) sur un texte sympa écrit en anglais et que je traduis ici.

Voici ce que raconte Neil Gaiman, célèbre auteur de la fameuse BD Sandman entre autres, à propos du syndrome de l’imposteur (le fait de se sentir nul au milieu de gens bien meilleurs) :

Voici quelques années, j’ai eu la chance d’être invité à un rassemblement de gens connus : artistes, scientifiques, auteurs et inventeurs de tas de choses. J’avais l’impression qu’à tout moment ils allaient découvrir que je n’avais pas le droit d’être ici, au milieu de tous ces gens qui avaient vraiment fait tant de choses.

Le deuxième ou troisième soir sur place, j’étais debout au fond de la salle pendant une performance musicale, et j’ai commencé à parler à un vieux monsieur très poli à propos de plein de choses, comme le fait que nous nous portions tous les deux le prénom Neil. Il fit un geste désignant cette salle pleine de gens et m’a dit un truc du genre « je regarde tous ces gens et je me dis, mais qu’est-ce que je fais là ? Ils ont fait des tas de trucs incroyables. Moi, je n’ai fait qu’aller là où on m’a envoyé. »

J’ai répondu : « c’est vrai, mais quand même vous étiez le premier homme sur la lune, ça n’est pas rien ! »

Et je me suis senti un peu mieux. Si Neil Armstrong se sentait comme un imposteur, peut-être que c’est le cas de tout le monde. Peut-être qu’il n’y a pas de surhommes, que des gens qui ont bossé dur, ont aussi eu de la chance et ont eu du mal à garder la tête hors de l’eau, tous ayant fait du mieux qu’ils pouvaient, ce qui est vraiment la seule chose qui compte.

Mise à jour :

Lors du déjeuner, je me suis souvenu de cette vanne fort peu charitable, mais amusante tout de même :

Le jour où tu as un coup de mou, où tu ne te sens pas à ta place, souviens-toi que David Douillet a été ministre !

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