mardi 28 février 2017

En vrac du mercredi (ou du mardi, c'est pareil ;-)

En vedette

Si tu souhaites, cher lecteur, gagner un exemplaire de mon livre Surveillance://, il suffit de participer au sondage Linux Pratique (et d’avoir un peu de chance), puisque 5 exemplaires seront distribués gratuitement aux tirés au sort à la suite de ce sondage, le 20 avril. Ce sondage-concours est organisé à l’occasion du numéro 100 de Linux Pratique, à qui je souhaite longue vie !

En vrac

jeudi 23 février 2017

Se croiser en vrai

Je vais faire quelques apparition publiques en mars, de Lyon à Bruxelles en passant par Paris. Les voici, et si vous souhaitez une dédicace de mon livre Surveillance://, pensez à venir me voir avec votre exemplaire, ne vous laissez pas impressionner, ça sera avec plaisir !

  • Lyon — 3 mars 2017 à 17:00 dans le cadre du salon Primevère (salle Orange) - conférence « Les libertés au défis du numérique » (il y aura bien sûr un stand Cozy) ;
  • Paris — 14 mars 2017 chez Mozilla Paris (merci les copains !) - Meetup Cozy Cloud avec la participation de l’excellent Benjamin Bayart !
  • Paris — 21 mars à 20:00 à l’IEJ (Paris) - « Face au numérique, sommes-nous tous Moutons ? » avec Philippe Vion-Dury, auteur de la nouvelle servitude volontaire
  • Paris - 25 mars 2017 - Salon du livre, stand Normandie / C & F Éditions.
    • 16:00 débat avec Olivier Ertzscheid (Affordance.info) : « Le rôle des plateformes internet dans la surveillance » (et comment y échapper ;-)
    • 17:00 séance de dédicaces sur le stand C & F Éditions
  • Bruxelles — probablement le 30/03/2017 (à confirmer) — RightsCon, « The Internet does not have to be centralized. Let’s explore how and why it should be decentralized » où je vais présenter l’approche Personal Cloud de Cozy

dimanche 12 février 2017

En vrac du dimanche

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Democracy_vs_Despotism.jpg

Hervé Le Crosnier, mon éditeur, me fait passer ce lien, Le despotisme, expliqué en 1946 par l’Encyclopedia Britannica. Cette vidéo explique en substance que le despotisme (on dirait plutôt dictature, aujourd’hui) peut être caractérisé par deux choses :

  1. un respect limité à quelques groupes de personnes et
  2. un pouvoir concentré dans les mains de quelques personnes.

Par ailleurs, la vidéo note qu’il y a deux conditions ont souvent permis l’arrivée du despotisme dans l’histoire :

  1. la distribution inégale des richesses et
  2. le contrôle de l’information.

Ces 4 points sont particulièrement saillants en ce moment :-( . Un critique de ce petit film relève très justement qu’en ce début de XXIe S., ce n’est pas tant l’information qui est contrôlée que dévaluée. Surabondante, contradictoire, bourrée de fake news et d‘alternative facts, fait qu’elle perd en qualité et en crédibilité alors qu’elle gagne en quantité. C’est Garry Kasparov (le champion d’échecs devenu défenseur des droits de l’homme) qui le dit très bien :

L’objectif de la propagande moderne n’est pas juste de vous désinformer ou de promouvoir des idées. C’est d’épuiser votre pensée critique, pour détruire la vérité.

En vrac

mercredi 8 février 2017

En vrac du mercredi

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How to #StayOutraged Without Losing Your Mind, quelques conseils pour résister au mandat de Trump. Tout à fait valable ailleurs (la neutralité du Net, la vie privée, les conditions des minorités…) et résister à l’insupportable sans y laisser sa santé mentale :

  • déconnectez-vous régulièrement. Faites des pauses entre les mauvaises nouvelles. Ne vous sentez pas coupable de ne pas tout savoir sur le mandat de Trump (ou ce qui vous rend dingue). On a le droit de déconnecter de temps en temps !
  • Concentrez votre énergie sur un ou deux sujets. La défense du féminisme, de l’immigration, etc. On ne peut pas lutter contre toutes les injustices à la fois en étant tout seul !
  • Amusez-vous quand vous faites de l’activisme. Allez manifester avec des copines, allez boire un coup après une opération activiste, etc.
  • Prenez soin de vous ! Prenez soin de votre santé, allez chez le docteur et le dentiste, chez un psy ou un coach, dormez suffisamment, prenez du temps pour vous, sortez et profiter de la nature, voyez vos amis, mangez sainement.

En vrac

mardi 31 janvier 2017

Peter Thiel et Koober.com

J’ai essayé le service Koober.com, un site qui propose moyennant un abonnement de 8€/mois de lire ou d’écouter le résumé de certains best-sellers. C’est mon collègue Pierre qui me disait ce matin “ah, j’ai commencé à écouter From Zero to One de Peter Thiel sur Koober”. Et ça m’a motivé. D’une part, Peter Thiel est sur mon écran radar car je suis la politique américaine (C’est le soutien de Trump de plus visible de la Silicon Valley, il l’a conseillé pendant la phase de transition précédant l’investiture, et il est au coeur du scandale Hulk Hogan / Gawker) et d’autre part j’avais entendu parler du livre et je me demandais s’il y avait des choses à y apprendre, sans pour autant passer plusieurs heures de mon temps dessus.

Bref, je m’inscris sur Koober et j’installe leur application sur mon smartphone et c’est parti pour écouter dans le métro un résumé audio de Zero to One en 32 minutes.

Pour être clair, je n’ai pas aimé du tout, mais l’énervement suscité par l’écoute m’a poussé à deux choses : 1 — Aller jusqu’au bout du livre et 2 — écrire ce billet. Ca n’est pas rien !

J’ai donc détesté, mais je ne saurais pas bien dire pourquoi. Ce que j’ai entendu pendant 32 minutes, c’est une belle voix masculine grave qui parle lentement me débiter des platitudes sur les start-ups avec une régularité de métronome, un peu comme si Peter Thiel les enfilait comme des perles qui seraient autant de clichés sur l’entrepreneuriat.

Une fois de temps en temps, alors qu’on pourrait avoir tendance à s’assoupir, Thiel change de couleur de perle et au lieu de sortir une platitude, il décide de balancer une énormité sans crier gare. Quelques conneries entendues dans le livre :

  • Il faut que votre équipe soit homogène au maximum, il faut que les gens pensent tous la même chose[1] ;
  • Le télétravail est incompatible avec une start-up, idem pour le travail à temps partiel ;
  • Une situation de monopole est bonne pour l’innovation ?!
  • La rumeur dit que Palantir aurait aidé à trouver Ben Laden. AAAAAAhhhhhhhh. Le fondateur qui relaye par écrit des rumeurs flatteuses sur sa boite sans confirmer ni infirmer, c’est quand même le summum de la malhonnêteté intellectuelle !

Bref, j’ai passé deux sales quarts d’heure, mais dans un sens, c’était finalement distrayant.

Il me faut être honnête et préciser quelques points :

  • Il n’est pas impossible que l‘a priori négatif que j’ai sur Thiel ait joué sur mon expérience ;
  • J’ignore si la forme résumée, qui implique la suppression de la plupart des anecdotes du récit, n’est pas la source du préjudice ;
  • Je n’ai pas l’habitude d’écouter des audiobooks, donc peut-être qu’on s’y fait.
  • Il est probable que la diction monotone du lecteur ait eu un effet négatif sur mon expérience.

Enfin, ce n’est pas parce que cette expérience fut mauvaise qu’il faut éviter le service Koober.com. En effet, la promesse de pouvoir comprendre les grandes lignes d’un livre le temps d’un trajet de métro a beaucoup de valeur à mes yeux (ça veut infiniment mieux qu’une n-ième partie de 2048 ou de Candy Crush Saga). Je vais essayer d’autres livres audio chez Koober, le temps que s’écoule la période d’essai. On verra ensuite si je prolonge l’utilisation du service, quitte à lire “en vrai” les livres dont le résumé m’aura interpelé…

Et vous, vous avez essayé Koober ? Si oui, quelle est votre expérience avec le service ?

Mise à jour le lendemain :

Depuis la rédaction de ce billet, j’ai écouté deux autres AudioKoobs :

Une bonne nouvelle : l’expérience a été bien meilleure avec ces deux autres livres qu’avec le premier ! Difficile de dire pourquoi… Est-ce la qualité du livre de départ, la qualité de son résumé, le ton de son lecteur ? La biographie d’Elon Musk semblait bien plus vivante que le navet de Peter Thiel, même si le lecteur avait le nez un peu bouché.

Pour ce qui est du livre de psychologie, il faut savoir que l’original est très long et que l’auteur met longtemps d’avant d’arriver au fait. En version résumée audio, il faut parfois bien s’accrocher pour suivre (pas toujours facile dans le métro, quand il s’agit de descendre à la bonne station ou de prendre la bonne sortie !) mais on a le mérite de la concision et de la synthèse, à se demander finalement si l‘audiokoob n’est pas meilleur que l’original !

En conclusion, l’offre Koob semble plus alléchante que je ne le pensais : et si j’arrivais à lire absorber deux livres par jour pendant mes trajets de métro ? Voilà une idée carrément séduisante ! J’imagine assez bien que j’achèterais les livres dont les résumés m’ont semblé les plus intéressants pour les lire à tête reposés…

Mise à jour du 9 février 2017

Ma période d’essai étant terminée, j’ai finalement décidé de prendre un abonnement mensuel à Koober (si vous vous abonnez avec ce lien, ça vous fait économiser sur le prix et ça peut me donner des mois gratuits). Je compte mettre ce billet à jour suite à mon expérience.

Note

[1] De la part d’un mec qui a des opinions politiques tranchées et très différentes de son entourage géographique, en plus de faire partie d’une minorité sexuelle, ça ne manque pas d’air !

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