Environnement

Fil des billets

mardi 1 mars 2022

Que dit le nouveau rapport du GIEC sur l'adaptation ?

mon chat, surnommé Chaton, avec une fleur sur la tête

Je vous ai mis une photo de mon chat et son air ridicule pour amortir le choc du rapport…

Voilà, le 2eme groupe du GIEC (270 experts de 67 pays) vient de publier son rapport sur les impacts et l’adaptation, hier. En fait, plusieurs documents :

Un troisième rapport est prévu dans les semaines à venir, rédigé par le groupe III du GIEC, abordera les solutions pour arrêter le changement climatique. Le rapport du groupe I, pour sa part, expliquait l’origine humaine, avec certitude, du changement climatique. Il a été publié le 9 août 2021.

Autres documents

Plusieurs document connexes sont intéressants car plus didactiques et plus concis. J’en ai recensé quelques uns :

Revue de presse

La presse s’est emparée du sujet et ne mâche pas ses mots :

Articles gratuits

Articles payants

On regrettera que certains titres de presse ne publient sur ce sujet vital que pour leurs abonnés :

Et nous, dans tout ça ?

J’ai trouvé le tweet d’António Guterres (le secrétaire général des Nations Unies) intéressant :

J’ai vu beaucoup de rapports, mais rien de tel que le dernier en date du GIEC sur le climat. C’est un atlas de la souffrance humaine et une mise en accusation accablante d’un leadership climatique défaillant. Je sais que partout les gens sont anxieux et en colère. Je le suis aussi. Il est temps de transformer la rage en action pour le climat.

J’aime aussi celui de Peter Kalmus, un climatologue de la NASA :

Si vous n’êtes pas terrifié par la crise climatique, c’est que vous n’y avez rien compris. On ne peut pas le dire plus gentiment et ça ne sert à rien d’adoucir ce propos

J’ignore si vous ressentez de la rage, de la terreur, de la peur, de l’anxiété ou une autre émotion. Mais ces émotions sont normales et transitoires. On peut en tirer une énergie qui nous met en mouvement pour changer cette trajectoire. Les scientifiques sont formels : on peut changer la trajectoire, mais il faut le faire vite.

Pour ma part, j’ai une recommandation pour commencer : faites la simulation de vos émissions de gaz à effet de serre sur NosGEStesClimat.fr, puis faites une copie d’écran du résultat. Cliquez ensuite sur Passer à l'action pour voir où vous avez la possibilité d’agir dès maintenant. C’est gratuit, ça prend 5 minutes, et ça donne une bonne idée de ce que vous pouvez faire au quotidien. (Et pour ceux qui doutent de l’intérêt d’un tel engagement, voici pourquoi vous avez tort).

mercredi 5 janvier 2022

Bilan 2021 climat et numérique

Plage de Normandie

Tant de commencer cet article, il me faut présenter à mes quelques lecteurs tous mes vœux pour l’année 2022. Maintenant que c’est fait, on peut revenir sur l’année passée.

Cette année 2021 a été vraiment particulière, mais tout de même très remplie. J’ai décidé de faire un rapide bilan de ce que j’ai fait et publié sur les aspects climat et numérique, où j’ai décidé d’allier ce qui m’intéresse en ce moment, à savoir le changement climatique à ce que je connais car c’est mon métier depuis 40 ans, le numérique, et ce que je sais bien faire, à savoir vulgariser. La production est copieuse, même si ça n’est pas mon activité principale :

Et maintenant ?

2022 s’annonce quasiment aussi compliquée que 2020 et 2021, avec toutefois un peu de lumière au bout du tunnel, grâce au déploiement massif du vaccin. Il reste pourtant, dans le domaine du climat, tellement à faire, à expliquer, à convaincre ! Si vous pensez que je peux vous aider dans votre organisation (entreprise, association, événement, etc.) contactez-moi ! Mon mail est facile à deviner : mon prénom @ mon nom point fr. À bientôt !

mercredi 1 décembre 2021

Bilan de 3 ans de Velotaf

Vélo à assistance électrique dans le bois de Boulogne

Il y a 3 ans jour pour jour, je prenais mon vélo alors tout neuf pour aller pour travailler. Je l’ai fait à nouveau le lendemain, et je n’ai pas arrêté depuis (sauf contraint par le télétravail et le confinement, bien sûr).

Aujourd’hui, j’ai parcouru environ 11 000 km à vélo, répartis ainsi :

  • 5560 km en VAE
  • 2466 km en VTC musculaire
  • 2438 km en VTT musculaire
  • Quelques centaines de km en vélo pliant musculaire (lequel n’est pas encore équipé de compteur)

Vélo sur uen voie verte en Bretagne

C’est bien plus que ce que je pouvais imaginer. Déjà, je m’étais étonné d’avoir fait 500 km avec le VAE. Et pourtant, deux ans plus tard, en Août dernier, j’ai fait 500 km dans la semaine, avec des bagages, pour le plaisir avec mon épouse, laquelle s’est aussi mise au “Vélotaf”. Je fais 20 à 30 km par jour à vélo, parfois musculaire, parfois avec l’assistance. Je suis en meilleure santé qu’il y a trois ans (j’ai perdu 16 kilos depuis que j’ai arrêté de me déplacer en scooter), j’ai arrêté mon abonnement à la salle de gym, ça m’a fait gagner du temps et de l’argent. Je vais plus vite qu’en automobile (encore du temps gagné !) et surtout j’ai gagné en énergie et en santé mentale : arrêter le scooter était un soulagement pour mes nerfs !

60% des déplacements domicile-travail de moins de 5 km se font en voiture.

Si moi j’ai réussi à le faire, malgré mon surpoids, malgré le fait d’avoir commencé un premier décembre, malgré le besoin de mettre une veste pour aller en rendez-vous, croyez-moi, vous pouvez y arriver si votre trajet compte moins de 5 à 10 km. Et peu importe si c’est avec un vélo électrique et si ça n’est pas tous les jours. Essayez !

lundi 15 novembre 2021

De combien va se réchauffer la planète d'ici à la fin du siècle ?

Voilà, la COP26 s’est terminée, et l’ambiance n’est pas au beau fixe. Je vais essayer de vous expliquer pourquoi aussi clairement et rapidement que possible en réutilisant des graphiques issus d’un article en anglais traduit par mes soins : Sur quelle trajectoire (de réchauffement) sommes-nous ?. Autrement dit :

De combien va se réchauffer la planète d’ici à la fin du siècle ?

En fait, ça dépend de combien de gaz à effet de serre on émet collectivement. Restez avec moi, c’est moins compliqué qu’il n’y paraît !

C’est quoi un gaz à effet de serre ?

Petit rappel : le changement climatique existe parce que l’humain, en se développant, émet de plus en plus de gaz à effet de serre (GES), ce qui provoque une augmentation de la température moyenne sur la Terre. Pour mesurer cette augmentation, on a pris la moyenne des températures de la Terre entre 1850 et 1900, et depuis on compare combien de degrés on a gagné depuis cette période, dite « pré-industrielle ».

Il y a trois grands gaz à effet de serre qui sont émis, et pour simplifier les calculs d’émissions de gaz à effet de serre, on les rassemble sous la notion d‘équivalent CO2 ou eCO2[1] .

Un réchauffement très dangereux pour l’humain

Pour faire simple, on sait depuis longtemps (depuis le XIXe S.[2]) que plus on émet de gaz à effet de serre, plus on provoque le réchauffement.

C’est ce que montre le graphique ci-dessous :

Émissions annuelles mondiales de gaz à effet de serre si on ne fait rien pour les réduire

En abscisse (l’axe des X, horizontal), c’est le temps, de 1990 à 2100.

En ordonnée (l’axe des Y, vertical), ce sont les émissions annuelles de gaz à effet de serre dans le monde. Elles sont exprimées en gigatonnes (milliards de tonnes) d’équivalent CO2.

En gris sur le graphique, on voit ce qui a été produit chaque année depuis 1990 (environ 40 gigatonnes) à 2020 (environ 50 gigatonnes). C’est à peu près stable depuis 2010, ce qui est une excellente nouvelle : le problème des gaz à effet de serre cesse d’augmenter !

La zone couleur vieux rose, c’est les émissions possibles si on avait pas de politique mise en place pour les réduire : on aurait continué sur notre lancée. Comme c’est une projection (on parle du futur, là), on a une forme (à peu près) triangulaire, car il y a plusieurs scénarios. Et plus on parle du futur, plus la fourchette s’élargit. Dans les hypothèses pessimistes, on approcherait des 180 gigatonnes (Gt) par an en 2100, et dans le plus optimistes, plutôt vers les 80 Gt.

Et ça donne combien en terme de réchauffement ?

Franchement, ça serait catastrophique : + 4,1°C à +4,8°C par rapport à la moyenne de 1850 à 1900. Juste pour vous donner un ordre de grandeur : nous sommes actuellement à un réchauffement de 1,1°C, et on voit déjà les impacts du changements climatiques. Rien que cet été, méga-feux au Canada et en Californie, inondations en Belgique, en Allemagne et en Chine, famine à Madagascar, etc.

Il faut garder à l’esprit que ces chiffres sont une moyenne, et que l’impact serait désastreux en terme de santé, d’alimentation, d’alimentation en eau, de migrations (des tas d’endroits seraient inhabitables) et donc beaucoup de conflits armés. Vraiment pas un monde qu’on pourrait souhaiter pour nos enfants.

Mais heureusement les gouvernements ont mis en place des règlements !

Effectivement, un certain nombre de règlements ont été mis en place dans les différents pays du monde pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. Par exemple des malus sur les voitures qui en émettent beaucoup, ce qui dissuade (parfois) les gens d’en acheter. Ou des aides pour isoler son logement, etc. Cela fait de l’effet, c’est pour cela que depuis 10 ans les émissions plafonnent autour des 50 Gt. Et c’est bien !

 Émissions annuelles mondiales de gaz à effet de serre si on respecte les décisions politiques prises

Enfin, il ne faut pas être trop optimiste non plus : même si ces émissions restent à peu près stables comme l’indique la courbe orangée, on arrive à une augmentation de la température mondiale moyenne de +2,7°C à +3,1°C. Là encore, c’est monstrueux et la planète ne sera toujours pas un endroit qu’on peut souhaitez pour nos enfants.

Il faut donc faire mieux.

Mais heureusement, les gouvernements ont pris des engagements pour le futur !

Oui, et c’est une excellente nouvelle ! C’est dans les différentes COP que sont discutés et âprement négociés les nouveaux engagements des gouvernements. Par exemple, une quarantaine d’Etats ont annoncé, jeudi, abandonner le charbon pour produire leur électricité, d’ici à 2040 au plus tard.

Bon, le souci, c’est que ce sont des promesses qui sont faites, par exemple celle de réduire ceci ou cela d’ici 10, 20 ou 30 ans. Et on le sait, « il y a loin de la coupe aux lèvres » comme disait ma grand-mère, ou « un tient vaut mieux que tu l’auras ». Comprendre : certaines promesses n’engagent que ceux qui y croient, elles ne sont pas toujours tenues…

Mais bon, imaginons ce que ça donnerait si tous les pays tenaient leurs engagements ? C’est le trait bleu canard sur le graphe :

Émissions annuelles mondiales de gaz à effet de serre si on respecte les engagements futurs

Une belle réduction des gaz à effet de serre, divisés par 2 d’ici 2100 !

Mais ça ne suffira pas !

Eh non, ça ne suffira pas, et de loin ! Puisque ça donnerait, toujours d’après les scientifiques, un réchauffement de l’ordre de 2,4°C, beaucoup plus important que ce qu’on peut se permettre.

Au passage, notons que ce graphique ne tient pas encore compte des engagements de la COP26 qui vient tout juste de se terminer. Il sera mis à jour prochainement, mais ne vous attendez pas à un miracle non plus.

L’accord de Paris : vise un réchauffement « largement en dessous de 2°C, idéalement 1,5°C »

En effet, l’accord de Paris, qui était historique et date déjà d’il y a 6 ans, en 2015, vise un réchauffement « largement en dessous des 2°C », car, d’après les scientifiques, le réchauffement maximum raisonnable est de 1,5°C.

Émissions annuelles mondiales de gaz à effet de serre si on veut se limiter à 1,5°C

Bref, oui, on a déjà fait des progrès très significatifs, mais nous sommes encore loin du compte. Il va falloir changer beaucoup de choses. Comme le disait le communiqué de presse du GIEC le 8 octobre 2018 (format PDF) :

Limiter le changement climatique à 1,5°C nécessitera des changements rapides, profonds et sans précédents dans tous les aspects de la société.

Ce sont ces changements que j’essaye de comprendre, documenter et raconter ici sur le Standblog et dans mon podcast l’Octet Vert.

Pour finir, je vous mets l’image avec la légende complète pour la diffuser si vous le souhaitez :

Émissions annuelles mondiales de gaz à effet de serre si on vise 1,5°C de réchauffement

Source : What trajectory is the world currently on?, partagée sous licence Creative Commons CC-BY Hannah Ritchie et Mex Roser, traduction par Tristan Nitot.

Notes

[1] Le CO2, aussi appelé dioxyde de carbone, le CH4, aussi appelé méthane et enfin le N2O, aussi appelé protoxyde d’azote.

[2] Merci à Laurent Besson pour la correction ! J’avais initialement écris « depuis les années 1970 »…

mercredi 20 octobre 2021

Numérique et climat : se focaliser sur ce qui est important

Il y a beaucoup de débats autour de la relation complexe entre numérique et climat. L’industrie et ses représentants clament que le numérique fait partie de la solution face au défi climatique. Et c’est vrai ! Mais le numérique fait aussi partie du problème, et comme tout ce qui a une empreinte carbone, il est important, pour éviter la catastrophe climatique, de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. D’où cette question essentielle : quelle partie du numérique émet-elle le plus de gaz à effet de serre ? C’est ce que je vous propose de voir (et en plus, comme ça on saura si supprimer ses emails est la chose la plus importante à faire ou pas[1]) !

Terminaux, réseau ou Datacenter ?

Pour faire simple, on va diviser le numérique en trois niveaux :

  1. le data center et ses serveurs et son stockage,
  2. le réseau, et
  3. l’équipement de l’utilisateur, donc PC de bureau, PC portable, smartphone, TV et décodeurs / box associés. On y ajoutera les objets connectés utilisés à la maison, genre montre connectée, thermostat connecté, balance connectée et autres brosses à dents elles aussi connectées.

Au delà de la simple utilisation et du CO2 : analyse multi-critères et cycle de vie

Les gens sérieux qui réfléchissent sur ces sujets ont deux principes essentiels :

  1. Penser multicritères et ne pas se focaliser sur un seul critère (par exemple seulement les Gaz à Effet de Serre — GES). Pour une raison toute simple : si on n’a qu’un seul critère, on a vite fait d’optimiser pour ce seul critère et donc reporter le problème ailleurs, là où on ne fait pas de mesures. Certes, pour lutter contre le changement climatique, mesurer les GES est essentiel, mais n’oublions pas l’utilisation d’eau (qui est une ressource critique : seulement 1 % de l’eau est potable et accessible), sa pollution, l’utilisation de ressources abiotiques[2] (par exemple les minerais dans le sol), qui eux aussi s’épuisent.
  2. penser à l’ensemble du cycle de vie du produit. Logiquement, en tant que consommateurs, on a tendance à regarder ce que consomme un appareil. Mais avant qu’il n’arrive à la maison, il y a eu des tas de choses qui ont été faites en amont : extraire les minerais et différentes matières premières pour le fabriquer, déplacer ces matières premières, assembler l’objet, le livrer au magasin, puis l’amener à la maison. De même, en aval, l’objet peut être réutilisé, réparé, voire recyclé ou dans une décharge (cas le plus fréquent). Chaque étape peut consommer de l’eau, de l’énergie, des ressources abiotiques ou polluer. Il faut le prendre en compte.

Les chiffres !

Une étude, intitulée iNUM : impacts environnementaux du numérique en France est parue en janvier 2021. Elle nous donne les chiffres que nous cherchons. Au début, ça fait un peu peur, mais pas d’inquiétude, ça se lit très bien avec un peu d’explications…

Répartition par tiers des impacts du numérique en France en 2020

Dans le tableau ci-dessus, on voit très bien, dans la colonne « GES » (gaz à effet de serre) qui est la plus importante pour le climat, que c’est du côté des terminaux des utilisateurs que se trouve l’essentiel du problème, avec 84 % des gaz à effet de serre produits. Les centres informatique (datacenters) et le réseau ne génèrent que 6 % et 10 % respectivement des GES. Dans l’idée d’avoir une approche multi-critères, on voit que côté consommation d’eau et de ressources abiotiques, c’est encore du côté des terminaux que se situe l’essentiel du problème.

Mais parce qu’il faut prendre et respecter les bonnes habitudes, voyons voir du côté du cycle de vie. Du coup, ça fait un tableau un peu plus compliqué, puisque pour chaque niveau, on sépare la phase de fabrication (notée FAB) de la phase d’utilisation (notée USE).

Répartition des impacts du numérique en France en 2020

J’ai fais une variante simplifiée du schéma pour qu’il soit plus lisible :

Répartitien par tiers des impacts en GES du numérique en France en 2020

Au niveau des émissions de gaz à effet de serre, toujours par rapport au climat, on constate que c’est la fabrication des terminaux qui domine de très loin (pour 76 %), en terme de production de gaz à effet de serre. À côté, la production de GES par les datacenters (10 %) et le réseau (6 %) sont négligeables[3].

Quelles leçons à retenir ?

La première des solutions face à cette information, c’est que pour réduire l’empreinte carbone du numérique, on dispose d’un levier beaucoup plus efficace que les autres : il faut augmenter la durée de vie des terminaux. L’étude iNum (téléchargeable au format PDF (400 Ko) recense 4 recommandations que je ne vais pas paraphraser ici, et nous verrons dans un prochain billet comment utiliser au mieux le fait que l’immense majorité des gaz à effet de serre du numérique reposent sur la fabrication des terminaux.

Notes

[1] Pour faire simple, non, ça n’est pas la bonne solution, c’est comme croire que faire pipi sous la douche sauve la planète, c’est rassurant, mais pas efficace. Il peut y avoir un cas où c’est bien, c’est quand vos messages email sont stockés en local et que votre appareil est à bout de son “espace disque”, ce qui vous pousse à le changer. À ce moment-là, supprimer des emails peut aider à garder son terminal plus longtemps. Astuce : commencez par ceux ayant de grosses pièces jointes. Et dans la foulée, supprimez les vidéos les plus grosses.

[2] Ressources non vivantes se trouvant naturellement dans l’environnement, non créées ou produites par l’homme ou l’activité humaine.

[3] On notera que ce sont des chiffres pour des équipements réseau et datacenter situés en France, où l’énergie est beaucoup plus décarbonée qu’ailleurs, grâce au nucléaire et à l’hydroélectricité. Pour des datacenters situés à l’étranger, le pourcentage de GES serait un peu plus élevé.

- page 1 de 22