lundi 22 mai 2023

En vrac du lundi

Poste_de_secours_plage_de_Lion_sur_Mer.jpg, mai 2023

Vélo

Écologie

Numérique

  • Dans l’impact carbone du numérique en France, on le sait, les trois quarts proviennent de la fabrication des terminaux. En tête, la fabrication des écrans, dont l’impact est fonction de la taille de l’écran. Donc les télés géants sont ce qu’il y a de pire. Mais est-ce vraiment mieux ? La réponse est non, et ça n’est pas moi qui le dit, mais une étude scientifique : Comparison of HD and UHD video quality with and without the influence of the labeling effect “sole inclusion of quality labels can strongly impact subjective rating behavior and the overall opinion on UHD quality; also, visual differences between HD and UHD video were rarely noticeable by the subjects.” Version française : « l’inclusion de label de qualité (de l’image) influence fortement la note de qualité d’image donnée par le sujet ainsi que son opinion sur la qualité du contenu dit à ‘Ultra Haute Définition’ ». Bref, les gens ne font généralement pas la différence entre contenu HD et UHD (pourtant beaucoup plus consommateur de ressources), sauf quand on leur dit “ça, c’est de la Ultra HD” :-D ;
  • Réduire l’impact environnemental du Devfest Lille, un retour d’expérience qui pourrait inspirer plein de gens, qu’ils soient participants à des conférences ou organisateurs. Bien joué, Fanny et Emmanuel Demey (et toute l’équipe) !
  • On a testé… le Fairbuds XL, l’étonnant casque audio de Fairphone. « Le casque à réduction de bruit de l’entreprise néerlandaise offre une bonne qualité sonore et un bon confort d’utilisation, et est aussi armé pour durer grâce à ses pièces remplaçables » ;
  • ‘Don’t Copy That Floppy’: The Untold History of Apple II Software Piracy ;
  • C’est vieux (2 ans !), mais qu’est-ce que c’est bon ! The computer built to last 50 years ;
  • Benjamin Bayart - Sous le capot du cloud souverain ;

À propos d’IA générative

Low Tech

lundi 15 mai 2023

Born in PPM

FRANCE - BORN IN PPM, mai 2023

Il y a quelques semaines, j’invitais Mary-Lou Mauricio sur mon podcast l’Octet Vert. Mary-Lou est photographe engagée et animatrice de la Fresque du Climat. Il était très logique, pour moi, de participer à son projet Born in PPM, où le sujet pose avec le nombre de PPM de CO2 de son année de naissance. Dans mon cas, c’est 321 PPM. Mais comme l’humain brûle l’essentiel des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) qu’il peut trouver, cette concentration de CO2 augmente avec le temps et nous sommes en 2023 à 417 PPM. Et c’est ce qui provoque le changement climatique, avec les autres gaz à effet de serre dont le méthane.

Pour mettre le sujet en évidence, Mary-Lou demande à ses sujets de poser d’une façon qui évoque leur posture face au problème climatique.

Pour ma part, j’ai voulu poser avec une partie de la solution que je prône : le déplacement à vélo ! En effet, quand on regarde l’empreinte carbone moyenne des français, la voiture y occupe une des toutes premières places. Et pour moi qui me suis longtemps défini comme “motard” et ai possédé jusqu’à 7 motos simultanément,il me fallait changer pour être cohérent. Le changement est de taille et j’ai un immense regret : n’avoir pas commencé le vélotaf[1] plus tôt !

Note

[1] Déplacements à vélo pour aller au travail.

vendredi 5 mai 2023

Octet Vert S3E06 — Marie Lavenant de l'atelier 2tonnes.org

Pour cet épisode, je suis allé dans les locaux de Marie Lavenant. Marie, a fait plein de trucs, par exemple elle a vendu de la pub pour Figaro Madame, aidé à lancer Uber Eats dans 5 villes, aidé à l’hyper croissance de startups dans le monde du recrutement. Bref, Marie est une vendeuse dans l’âme, du coup, une question m’assaille : c’est possible d’avoir une âme de vendeur ou de vendeuse et de se préoccuper du climat ? La conversation s’est tenue dans un lieu à la fois mythique et mystérieux, Engage City, une pépinière où sont hébergés des organisations comme la Fresque du Climat, la Fresque du Numérique et aussi là où travaille Marie : 2tonnes.org , « L’atelier immersif pour imaginer le futur et agir ensemble pour le climat ! ».

2tonnes.org est un atelier un peu comparable à la Fresque du Climat : c’est un jeu qui se joue en groupe en 3 heures avec deux animateurs, où on essaye ensemble de voir comment réduire nos émissions de gaz à effet de serre (CO2 en tête) pour passer de 10 tonnes (moyenne française) à 2 tonnes (ce qui est nécessaire pour tenir l’accord de Paris et donc éviter un changement climatique supérieur à 2°C).

Quand on sort d’un atelier Fresque du Climat, on sait qu’il faut réduire nos émissions de gaz à effet de serre à 2 tonnes par an et par personne. L’atelier 2 tonnes permet de comprendre comment agir efficacement pour le climat.

Les bonnes lectures de Marie Lavenant

Où écouter cet épisode ?

  1. L’Octet Vert sur Apple Podcasts ;
  2. L’Octet Vert sur Google Podcasts ;
  3. L’Octet Vert sur Spotify ;
  4. Le flux RSS de l’Octet Vert ;
  5. L’Octet Vert sur Deezer ;
  6. L’Octet Vert sur Anchor ;
  7. L’Octet Vert sur Breaker ;
  8. L’Octet Vert sur Pocket Casts ;
  9. L’Octet vert sur Podcast Addict ;
  10. L’Octet Vert sur RadioPublic ;
  11. Cet épisode de l’Octet Vert sur Youtube (pour une fois, enfin, c’est la 2eme !), filmé à l’arrache avec 2 smartphone en mode frugal, portés à dos de cyclistes ! (C’est ma minute de greenwashing à moi, mais en toute franchise, si vous n’en n’avez rien à cirer de l’image, essayez plutôt le MP3, ça consomme moins de ressources…)
  12. Pour les rebelles, les barbus, les tatoué(e)s, les bricoleuses du clavier, les partisans du old school, les reines et rois du hack et de la bidouille, celles et ceux qui écoutent des podcasts en ligne de commande, le fichier MP3 est disponible !

mardi 18 avril 2023

En vrac du mardi

Après un mois sans billet En Vrac, il était temps d’y revenir ! voici donc quelques liens glanés ici et là sur le Web :

lundi 17 avril 2023

ChatGPT et l'IA générative sont-ils compatibles avec le virage climatique ?

Il y a quelques jours, je posais sur Mastodon la question suivante :

Microsoft a dépensé des centaines de millions de dollars pour construire le supercalculateur sur lequel s’appuie ChatGPT, basé sur plusieurs milliers de GPU. Quels volumes de gaz à effet de serre sont produits, quelles quantités d’eau et de minerais sont consommés pour faire et faire fonctionner ces systèmes. Est-ce compatible avec l’impérieuse nécessité d’atteindre l’accord de Paris pour que survive la civilisation ?

C’était une question réthorique, qui n’appelait pas vraiment de réponse. Et pourtant, c’est l’ami Benoit Petit[1], qui m’a répondu avec une liste de liens. En voici quelques uns, si jamais l’envie me vient de faire un article récapitulatif en français à l’avenir :

Donc, sans vouloir vous spoiler, au doigt mouillé, la réponse est claire : non, ça ne va pas être possible de tenir l’accord de Paris tout en faisant de l’IA générative à grande échelle avec plusieurs milliards d’utilisateurs,

Mise à jour du 18/04 : comme l’explique le premier article de la liste :

large-scale adoption of LLMs would lead to unsustainable increases in ICT CO₂ emissions”

However, improved resource usage efficiency also lowers the relative cost of using a resource, which leads to increased demand 1. This is known as Jevons paradox or the “rebound effect”. Jevons described in 1865 how energy efficiency improvements increased consumption of coal. What this means is that the way to reduce the climate cost of the AI revolution can’t be purely technological. As with any activity that consumes energy, the best way to limit energy consumption is to limit the activity.

As a society we need to treat AI resources as finite and precious, to be utilised only when necessary, and as effectively as possible. We need frugal AI.

Note

[1] À l’initiative de Hubblo et Scaphandre, et membre de Boavizta, invité de l’Octet Vert.

vendredi 31 mars 2023

Privilège, égalité et oppression

Voici une citation que j’ai trouvé en ligne et qui me semble d’une rare justesse.

Elle est en anglais au départ, mais se traduit bien en français. Son auteur n’est pas déterminé.

When you’re accustomed to privilege, equality feels like oppression

Version française :

Quand on est habitué à être privilégié, la demande d’égalité est ressentie comme de l’oppression.

Octet Vert S3E05 — Mary Lou Mauricio — la photo d'art pour rendre visible le CO2 via le projet born in PPM

Aujourd’hui, je reçois Mary-Lou Mauricio. Mary-Lou fait une brillante carrière dans la communication et l’événementiel au sein des plus prestigieuses marque de luxe en France, chez Cartier, chez Louis Vuitton puis l’Oréal. Sauf que c’est pas du tout pour ça que je l’invite ! Tous les auditeurs de l’Octet Vert qui voulaient tout savoir sur comment tout savoir pour fourguer du bling bling à la jet set mondialisée vont donc rester sur leur faim ! En même temps, j’imagine qu’il y a peu de gens qui sont arrivés ici en me prenant pour une influenceuse luxe et beauté basée à Dubai…

Mais revenons à Mary-Lou, qui est maintenant photographe. Sur son LinkedIn, elle écrit « Photographe, je souhaite participer à la création d’un imaginaire positif de l’économie de demain ». Et pour faire bonne mesure, elle est aussi animatrice fresque du climat. Mais surtout, je l’ai contactée parce qu’elle fait un travail magnifique en photographiant des gens en noir et blanc dans le cadre d’un projet qui s’appelle “Born in… PPM”, avec des sujets qui justement ont inscrit sur leur peau, le nombre de PPM (la concentration de CO2) de leur année de naissance. Et tout ça, ça fait une bonne raison de la recevoir ici !

Les bonnes lectures de Mary-Lou Mauricio

Clémence et Marion par Mary-Lou Mauricio

Où écouter cet épisode ?

  1. L’Octet Vert sur Apple Podcasts ;
  2. L’Octet Vert sur Google Podcasts ;
  3. L’Octet Vert sur Spotify ;
  4. Le flux RSS de l’Octet Vert ;
  5. L’Octet Vert sur Deezer ;
  6. L’Octet Vert sur Anchor ;
  7. L’Octet Vert sur Breaker ;
  8. L’Octet Vert sur Pocket Casts ;
  9. L’Octet vert sur Podcast Addict ;
  10. L’Octet Vert sur RadioPublic ;
  11. Pour les rebelles, les barbus, les tatoué(e)s, les bricoleuses du clavier, les partisans du old school, les reines et rois du hack et de la bidouille, celles et ceux qui écoutent des podcasts en ligne de commande, le fichier MP3 est disponible !

jeudi 30 mars 2023

Vélo : low-tech ou high-tech ?

Vélo en acier VSF équipé pour le voyage

Je suis tombé sur un excellent article : Pouvons-nous rendre les vélos à nouveau durables ?. Il affirme : « Le vélo est le plus durable des moyens de transport, mais il devient de plus en plus néfaste à l’environnement. Une quantité croissante d’énergie et de matériaux est requise pour sa fabrication tandis que sa durée de vie baisse », et c’est vrai.

Faut-il, comme le suggère l’auteur, s’obstiner à rouler sur des biclous en acier des années 1980 et considérer que tout ce qui est postérieur à cette date, dans la production cycliste, est bon à jeter ? C’est plus compliqué que cela.

Déjà, reconnaissons que l’auteur a raison sur plusieurs points.

Les cadres en aluminium vieillissent beaucoup moins bien que les cadres en acier. Et puis on leur rajoute des tas de gadgets électroniques superflus ou des accessoires qui sont presque impossibles à maintenir.

Résultat, le vélo, qui était le véhicule low-tech par excellence, devient high-tech. Pour certains (enfin, surtout les amoureux de high-tech), c’est une bonne chose. Parce que pour eux, la high-tech est nouvelle, innovante, et donc désirable.

Low-tech ?

Mais justement, c’est quoi la low-tech ? Le Low-Tech Lab a une définition, et je l’ai trouvée un peu longue, mais très pertinente. C’est low-tech si c’est (définition abrégée avec emphase ajoutée par mes soins) :

  1. Utile. Une low-tech répond à des besoins essentiels à l’individu ou au collectif. (…) En incitant à revenir à l’essentiel, elle redonne du sens à l’action.
  2. Accessible. La low-tech doit être appropriable par le plus grand nombre. Elle doit donc pouvoir être fabriquée et/ou réparée localement, ses principes de fonctionnement doivent pouvoir être appréhendés simplement et son coût adapté à une large part de la population. Elle favorise ainsi une plus grande autonomie des populations à tous les niveaux, (…).
  3. Durable. Écoconçue, résiliente, robuste, réparable, recyclable (…)

Ainsi donc, au delà de l’empreinte carbone des bicyclettes, il y a toute une problématique de réparabilité, de bricolage (bidouillabilité). Comment être autonome si j’ai un microprocesseur au cœur de mon vélo et qu’il me lâche ? Ça ne se répare pas un microprocesseur, ça se change ! La pièce détachée est-elle facilement disponible ? A-t-elle été produite en de nombreux exemplaires interchangeables, dans le cadre d’un système modulaire ?

Une nouveauté de ces trente dernières années, c’est le recours massif à l’aluminium pour produire des cadres. Dans les années 1990, l’acier a été perçu comme ringard et a été rapidement remplacé par l’aluminium, au point qu’aujourd’hui, les cadres acier, devenus rares, sont perçus comme haut de gamme !

Pourtant, on sait faire d’excellents cadres acier, qui vieillissent généralement beaucoup mieux que les cadres en aluminium, qui ont tendance à se fissurer et doivent être remplacés. Certes, les cadres alu sont souvent plus légers, mais s’abiment plus vite. En plus, en cas d’accident, l’acier est plus facile à souder que l’alu.

Oublier l’innovation ?

Il reste que certaines innovations de ces trente dernières années à vélo sont très désirables.

Je pense par exemple aux vitesses indexées, qu’on trouve sur les VTT depuis les années 1990 : les manettes font clic-clic, et un simple bouton permet de passer la vitesse suivante sans hésitation. Le système est particulièrement rodé et performant, bien plus que les vieux dérailleurs Simplex à 5 vitesses d’avant. Les pièces détachées sont répandues, elles sont interopérables entre les deux grandes marques du marché, SRAM et Shimano. Un bon système de changement de vitesses, pour peu que le cycliste pense à l’utiliser — c’est trop rarement le cas — permet de beaucoup moins se fatiguer au démarrage et en affrontant le relief ou le vent. Il permet donc d’étendre le rayon d’action du cycliste et de mieux gérer son effort (et donc la sudation qui l’accompagne).

Une autre innovation dont j’ai du mal à me passer, c’est le frein à disque hydraulique. Certes, il apporte une complexité supplémentaire et exige plus d’outils et de savoir faire, mais il apporte un meilleur freinage, y compris sous la pluie, là où les traditionnels patins donnaient trop souvent des sueurs froides.

Un truc trop souvent oublié, c’est la dynamo dans le moyeu. Avec un vélo utilitaire, on ne roule pas toujours de jour, et il est essentiel de voir et d’être vu. Quiconque a déjà utilisé une dynamo traditionnelle dite « bouteille » sait à quel point elle freine le vélo, pour un éclairage pathétique. Là aussi, l’arrivée des dynamos-moyeu a changé la donne. Elles sont donc dans le moyeu avant, avec des lumières à LED, qui consomment fort peu et brillent fort. Donc une dynamo moyeu est efficace et ne ralentit presque pas le vélo. Du bonheur, indispensable au quotidien !

Enfin, dernière innovation incontournable tant elle a changé le recours au vélo, c’est l’assistance électrique. Là, c’est plus compliqué, car on a clairement quitté le domaine de la low-tech. Oui, l’assistance permet d’aller plus loin. Oui, elle permet à des gens de se remettre au vélo, même s’ils sont en surpoids ou doivent affronter du relief ou s’habiller de façon élégante pour aller au travail. Mais, car il y a un mais, le prix à payer est de pencher du coté high-tech, et donc de perdre en facilité de maintenance, en accessibilité et en durabilité.

D’autres innovations sont à éviter à mon sens. Le GPS intégré, la transmission exotique, le recours à des pièces vraiment spécifiques à ce vélo. Par exemple, je vois beaucoup de vélos high-tech avec une potence spécifique (la potence, c’est la pièce qui tient le guidon[1] Généralement, je la change quand j’achète un vélo, pour un modèle plus relevé, voire réglable, car je préfère une position souvent un peu plus droite que celle d’origine. Avec de tels vélos, c’est impossible. Voilà un exemple supplémentaire de ce qu’on perd quand on s’éloigne de la low-tech, de la modularité, de la standardisation.

Mise à jour : Un truc que j’ai oublié initialement dans la liste des technos à éviter est celle des dérailleurs électroniques type DI2 de Shimano. Je n’ai pas essayé moi-même, et le confort apporté semble réel, mais utiliser un chargeur, une batterie, des capteurs, des micro-moteurs, une connexion Bluetooth et devoir faire des mises à jour régulières juste pour remplacer un système très efficace à base de câble métallique et d’un peu de force humaine (mon pouce sur la manette), ça me dépasse. Enfin, quand je vois le prix, 2999 € (juste la transmission et les freins), je comprends bien l’intérêt pour l’actionnaire…

J’avais toutes ces idées en tête — certes moins clairement exprimées — quand j’ai voulu revenir au vélo il y a 4 ans. À l’époque, j’avais besoin d’assistance électrique, dénivelé, surpoids et port du costume obligent. Mais comment éviter de me retrouver avec un bousin impossible à maintenir à terme ? Comment échapper à son obsolescence programmée ?

Déjà, bonne nouvelle, je venais de revendre une moto, donc je n’étais pas beaucoup contraint par mon budget. Cela m’a permis d’éviter la bévue #1 : le recours à la chinoiserie low-cost jetable achetée dans une grande surface. La grand-mère de mon épouse disait souvent « le bon marché ruine les maisons ». Pour ma part, je suis certain qu’elle ruine aussi la planète !

Le bon compromis entre low-tech et high-tech

Mais revenons à l’achat de mon VAE. Je suis allé dans une chaîne de magasins réputée, acheter une marque connue française, laquelle équipe ses modèles de pièces reconnues et standardisées. Un moteur et une batterie Bosch, de bonne réputation et dont les pièces seront normalement disponibles longtemps. Un accastillage (freins et transmission) de grande marque, Shimano. Pas de guidage GPS et encore moins de centrale électronique intégrée au vélo (qui en plus ne marchent pas bien). De même, pas de courroie (impossible à réparer au bord de la route), pas de vitesses dans le moyeu (trop complexe), mais juste une bonne chaîne et un dérailleur. Coté sacoches, de l’éprouvé, avec une marque allemande, Ortlieb dont les accessoires se fixent sur à peu près tous les porte-bagages.

Voilà, pas vraiment low-tech, mais pas high-tech non plus. Du réparable, de l’éprouvé, du standardisé, de quoi voir venir l’avenir de ma machine avec sérénité.

Vélo à Assistance Electrique Moustache dans le bois de Boulogne

Retour au musculaire et à l’acier !

Par la suite, j’ai constaté que l’assistance électrique m’était de moins en moins utile : mes jambes se sont habituées à l’effort, j’étais prêt à revenir au vélo “musculaire”, forcément plus low-tech. Alors j’ai choisi un modèle avec une obsolescence programmée encore plus lointaine, avec un cadre en acier, un dérailleur à 10 vitesses, une chaîne. Petite exception : une dynamo dans le moyeu et des lumières à base de LED, pour les raisons plus haut. Cela me permet d’être vu sans avoir à acheter une multitude de lumières à batterie et courte durée de vie.

Voilà, ça n’est qu’un retour sur mon expérience sur le choix d’un vélo, et pourquoi j’ai pris deux vélos de qualité, donc coûteux. Ça peut sembler paradoxal, mais à coté de ce que ça m’évite de dépenser en essence, en abonnement de salle de gym, en temps gagné et le plaisir que ça me donne au quotidien, ça n’est pas cher payé !

Pour en revenir à l’article du low-tech magazine, je jetons pas le bébé avec l’eau du bain : le progrès à vélo offre certains avantages, mais cela a un coût lors de l’achat et aussi des inconvénients sur le long terme, dès qu’on se retrouve à devoir réparer ou changer des pièces… Comme toujours, il y a un sweet spot, un bon compromis innovation / prix / maintenabilité à trouver quand on achète un vélo. S’il fallait conclure en une seule phrase : il vaut mieux investir dans un vélo de qualité qui va durer plutôt que dans un vélo high-tech qui va se démoder. A montant équivalent, la durabilité du premier sera bien meilleure pour mon porte monnaie comme pour la planète !

Note

[1] les vrais cyclistes disent « cintre », comme les vrais informaticien disent « chiffrer » et pas « crypter ». Fin de la minute pédante, vous pouvez reprendre une activité normale !

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