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Tristan Nitot sur les standards du Web, les navigateurs et la technologie

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samedi 22 avril 2006

La face cachée du pétrole

J'ai terminé récemment le livre La face cachée du pétrole, d'Eric Laurent, paru chez Plon. Le pétrole est un sujet qui m'intéresse depuis longtemps, et j'ai lu et rapporté bon nombre d'articles sur le sujet, jusqu'à ce que mon cher beau-frère, Yann, me prête ce livre. On va tout de suite tuer le suspens sur la qualité du bouquin : je ne l'ai pas trouvé très bon, probablement parce que je n'ai pas appris grand chose. Le début est fastidieux, concentré sur l'histoire des pays producteurs d'or noir, et de leurs interactions avec les puissances de ce monde (là, j'ai appris des choses, mais elles ne m'intéressaient pas). La fin est bâclée à mon sens, donnant dans le sensationnalisme là où une approche économique aurait été nécessaire. Attention, cela ne veut pas dire qu'il ne faille pas lire le livre, hein ! Le sujet est passionnant, il est d'actualité, et je suis persuadé qu'il est essentiel que chacun de nous prenne conscience de ce qui se passe et va se passer autour du pétrole. J'aurais préféré tomber sur un livre exceptionnel, passionnant, qui fasse réfléchir et qui donne des pistes concrètes pour le lecteur. Là, pour le coup, on a un pavé relativement indigeste malgré une prose facile à lire, parce qu'il passe trop de temps sur l'histoire du pétrole.

En substance, que lit-on dans le livre en question qu'on savait déjà ?

  • Les réserves de pétrole sont largement surévaluées par les pays de l'OPEP ;
  • Les américains louchaient sur les réserves de pétrole d'Irak avant le 11 septembre (et les prétendues armes de destructions massives n'étaient qu'un prétexte pour aller faire la guerre en Irak) ;
  • Les présidents américains successifs ont promis, pour des raisons électorales d'abord, puis en rapport avec les lobbies pétroliers et automobiles ensuite, que "le mode de vie américain est non négociable" ;
  • Sans pétrole, l'Occident n'est rien (et la Chine ne vaudrait pas mieux).

Ce que j'aurais aimé savoir, c'est quand la fin du pétrole va arriver, et comment ça va se passer :

  • Quel impact sur l'industrie de l'automobile ?
  • Sur les transports (fret, passagers) ?
  • Sur le tourisme ?
  • Sur l'immobilier ? Si l'utilisation de la voiture devient si chère, qui pourra encore s'offrir des week-ends en résidence secondaire ? Qui pourra encore la chauffer ?
  • Sur la sempiternelle croissance ? (Quand le bâtiment va, tout va, dit le proverbe. Et quand il ne va pas ?)
  • sur la mondialisation et le réchauffement de la planête ?

Il y a aussi plusieurs choses que j'aurais aimé lire dans le bouquin d'Eric Laurent :

  1. La récente montée du pétrole est due en grande partie à des tensions sur le marché de l'approvisionnement et le raffinage (une raffinerie coûte très cher et on sait bien qu'on n'aura pas le temps de l'amortir) plus que sur des problèmes de production ;
  2. l'augmentation du prix du pétrole, quand elle est mesurée en dollars constants, est très inférieure à la crise du pétrole de 1973 (avec un baril dans les 90$, de mémoire)
  3. La quatrième de couverture du livre finit par "Désormais, pour six barils consommés chaque jour, un seul est extrait et nous sommes à la veille d'un choc pétrolier d'une ampleur sans précédent." (l'emphase est de mon fait). Mais je crois que l'éditeur en fait un peu trop : pour 6 barils consommés, on en extrait... 6. Par contre, on n'en découvre qu'un seul nouveau. C'est certes préoccupant, mais c'est beaucoup moins racoleur que ce qui est indiqué. Rappelons que la consommation est en flux tendu, seuls quelques grands pays ont des réserves dites "stratégiques" qui dépassent les deux mois de consommation. Si on consommait 6 fois plus que ce qui est extrait, on serait à sec en moins de 6 mois, le temps pour les réserves stratégiques de s'épuiser, les derniers pétroliers d'arriver et les cuves des stations de se vider...

Cela dit, le sujet est intéressant, et le bouquin semble bien se vendre : à l'heure où j'écris ces lignes, il est 16° des ventes Amazon.fr. Alors, s'il n'est pas parfait, il a au moins le mérite de faire passer le message de la fin du pétrole.

En conclusion, je vous livre un une petite illustration (fichier JPEG, 21k), qui devrait vous faire sourire. Elle m'a été soumise par un lecteur belge, Christophe G., et elle accompagne un article intitulé la démondialisation qui, à défaut de faire une analyse économique poussée (loin s'en faut), a le mérite de poser les même questions que moi.

Mise à jour : je vous recommande de lire l'article de Wikipedia, Pic Pétrolier, très instructif (et gratuit :-) qui commence à repondre à bien des questions que je me pose sur le sujet.

vendredi 10 février 2006

Critique du livre Blogueur d'Entreprise, de François Nonnenmacher

Il y a plusieurs semaines, mon ami François Padawan Nonnenmacher m'a fait l'honneur de m'envoyer une copie de son premier livre Blogueur d'entreprise ; copie que je me suis empressé de dévorer.

En terme de lecture, j'ai une (mauvaise) manie : je corne les pages intéressantes, faute de crayon sous la main, pour marquer les passages intéressants. Après en avoir corné une bonne douzaine, j'ai décidé d'arrêter de massacrer le livre pour me résoudre à cette évidence : le livre est vraiment bon ! On va nécessairement le comparer au Livre Blog pour les pros de l'ami Loïc Le Meur : le sujet est comparable et les dates de sortie sont proches. Mais là où Loïc va s'enthousiasmer sur le phénomène des blogs (c'est son métier en tant que responsable Europe de la plate-forme Typepad , et il le fait bien), François Nonnenmacher va en fait beaucoup plus loin en décortiquant le phénomène des blogs, dans ce qu'ils ont de bon, mais aussi de dangereux. Bloguer, pour une entreprise, n'est pas anodin. C'est un medium très intéressant, mais il faut en connaître à la fois les limites et les dangers. Cela, Blogueur d'entreprise le fait à merveille.

Bien sûr, cette analyse se fait avec plus de pondération que l'enthousiasme de Loïc, mais elle est sûrement plus instructive. Là où Loïc, avec Blog pour les pros, vous incite à lancer un blog pro, François vous explique surtout les difficultés de la chose et les pièges à éviter. Sûrement moins excitant, mais finalement plus utile... Un exemple : dans Blogueur d'entreprise, on trouve un chapitre sur le cadre juridique des blogs, et un autre sur le choix du bon outil. Excitant ? probablement pas, mais indispensable pour un projet bien mené avec le minimum de dangers.

En substance, si vous devez convaincre votre patron de vous laisser bloguer dans l'entreprise, prenez le livre de Loïc. Si vous voulez éviter de vous planter vous, lisez celui de François !

Pour finir, juste histoire de ne pas sombrer dans l'adoration sans limite de ce bon livre, j'ai juste une question qui fait mal : avec une couverture audacieuse d'un point de vue typographique, comment est-il possible d'utiliser une police aussi minable (on dirait du Comic Sans) pour les titres des chapitres ? François m'assure que l'auteur n'a aucun contrôle sur cet aspect du livre, mais là, son éditeur (Eyrolles, souvent très bon par ailleurs) a un peu marché dedans...

mardi 10 janvier 2006

Deux livres pour apprendre Linux

S'il est une chose difficile pour qui passe de Windows à Linux, c'est bien l'apprentissage du choix. On quitte un monde monopolistique pour entrer dans celui de la diversité, et cela fait toujours un peu peur. Et puis on essaye, on teste, on goûte, on apprécie (ou pas), alors on essaye autre chose. Pour ma part, quand j'ai abandonné Windows pour passer à Linux (avant de goûter à nouveau au Mac), j'ai essayé successivement Fedora, puis Mandriva (alors appelée Mandrake Linux) pour finalement choisir Ubuntu. L'usage (pas forcément sain) voudrait, qu'après avoir fait son choix d'outil, on essaye de persuader les autres de sa validité. Cette validité est nécessairement relative, dans la mesure où les critères de celui qui parle sont rarement identiques à celui qui écoute fait semblant d'écouter[1]. Ainsi, les utilisateurs de Gnome ne cesse d'asticoter ceux de KDE, ceux d'Emacs se moque de ceux de VIM, et ceux d'Ubuntu snobent ceux de Mandriva (vous pouvez inverser les couples, ça marche aussi bien).

Il n'en reste pas moins que ces outils, au moins en ce qui concerne KDE et Mandriva d'un coté, comme Gnome et Ubuntu, sont souvent reconnus comme étant les plus faciles d'abord pour les débutants. Mandriva étant orienté KDE et Ubuntu étant orienté Gnome, nous voilà déjà débarrassés d'un dilemme[2]. Je me garderais bien de recommander une distribution plutôt qu'une autre ou un environnement graphique plutôt qu'un autre. Par contre, je peux vous parler de deux livres sortis très récemment chez Eyrolles sur ces deux distributions.

Le livre Débuter sous Linux avec Mandriva

Un gros livre (520 pages pour 32 EUR), qui en est à sa 3eme édition. Et ça se sent. Non pas pour les 1287g de papier, mais surtout pour la diversité des sujets abordés. Bien sûr, on voir comment installer la distribution et s'en servir, mais on aborde aussi tout un sujet connexes qui font partie de la "culture Libre". On parle par exemple beaucoup de Wikipedia, des différentes licences Libres, et il y a toute une série d'encadrés qui aident à en savoir plus sur les différents projets dont on retrouve les logiciels dans la distribution. A ce titre, le livre est en fait bien plus qu'une simple prise en main de Mandriva Linux. Notons aussi qu'un CD Live de Mandriva permet de prendre en main la distribution sans pour autant avoir à toucher au disque dur de la machine. C'est indéniablement une bonne chose pour commencer. Par contre, pour continuer, il faudra soit télécharger une version de Mandriva (gratuite ou payante), soit acheter une boite contenant le logiciel et sa documentation.

Le livre Ubuntu, une distribution Linux facile à utiliser

J'ai une tendresse particulière pour Ubuntu, qui était la distribution que j'ai utilisé avant que mon portable ne rende l'âme. J'en profite pour remercier Ploum / Lionel Dricot, Nicolas Perriault et Play / Gilles Fabio, dont les écrits (sur leurs blogs ou sur la liste de discussion Ubuntu) m'ont été très utiles. (mise à jour : Damned, j'ai oublié de citer Thierry Stoehr comme ayant participé à la relecture du bouquin ! Il va m'en vouloir, c'est sûr ! ;-)

Le livre lui-même est plus simple, plus court et moins touffu (peut-être aussi moins complet) que celui sur Mandriva. Il est moins cher (25 EUR), et intègre une version complète de la version 5.10 d'Ubuntu, dite Breezy Badger, sortie fin 2005.

Dans une certaine mesure, et c'est une boutade qui a un fond de vrai, je me demande si les ouvrages ne sont pas révélateurs des distributions qu'ils concernent :

Le livre sur Mandriva est bourré de références et d'encadrés, pour celui qui veut tout savoir, tout comprendre, et le fait que Mandriva fonctionne d'abord sous KDE (connu pour ses nombreuses options dans le menu contextuel) va aussi dans ce sens. A l'inverse, le livre sur Ubuntu est plus simple et plus court, et pourra par conséquent sembler plus facile d'approche pour le débutant, tout comme le gestionnaire Gnome, qui a pour principal atout sa simplicité. Paradoxalement, le CD Ubuntu offert avec le livre nécessite d'être installé sur disque dur pour pouvoir être utilisé. Mais une fois que c'est fait, on a une machine réellement opérationnelle. Mais quel que soit la distribution que vous choisirez, (et rassurez-vous, vous ne pouvez pas vous tromper) c'est Eyrolles qui va vous vendre un bon livre pour vous accompagner. Bien joué, Eyrolles ;-)

Notes

[1] Il faut bien reconnaître que se faire bassiner sur les avantages de tel ou tel détail architectural qui déchire sa race n'a que peu d'intérêt pour celui qui n'a pas encore installé Linux...

[2] Oui, je sais, on peut utiliser Gnome dans Mandriva, j'ai essayé, et je pense que Mandriva marche mieux avec KDE. Oui, il existe Kubuntu, aussi...

jeudi 22 décembre 2005

C'est Noël dans ma boite aux lettres ! (Le livre "Blogs pour les pros")

Ma boite aux lettres (BAL) déborde de cadeaux en ce moment. Je vous parle bien sûr de ma BAL physique, celle qui contient des atomes et qui est alimentée par la poste, pas celle qui sert de réceptacle à électrons et qui tourne avec Thunderbird. Celle-ci déborde aussi (800 mails pour l'instant), mais ça n'est pas un cadeau :-)

En effet, j'ai reçu plusieurs ouvrages récemment, mais le temps m'a manqué pour vous en parler. Voici donc un petit billet pour essayer, vainement, de rattraper le temps

J'ai donc reçu un exemplaire du livre de Loïc Le Meur, Blogs pour les pros, paru chez Dunod. Comme l'indique Loïc dans sa dédicace : tu n'y apprendras pas grand chose, mais j'espère que tu prendras du plaisir à le feuilleter. L'objectif est atteint avec cet ouvrage facile à lire et comportant beaucoup d'illustrations (mais pourquoi toutes les copies d'écran sont elles faites sous un navigateur obsolète ?)

Au delà de la facilité de lecture (pour moi c'est important), il y a un certain nombre de choses que j'ai apprécié dans ce livre. Au premier chef, ce sont les conseils de Loïc sur le "bon état d'esprit" On a ainsi un chapitre intitulé Soyez éthiques, authentiques et transparents. C'est le genre de chose qu'il vaut mieux expliquer à un professionnel du marketing qui voudrait ouvrir un blog :-). Loïc détaille en particulier les fameuses histoires de Dell, Vichy et Kryptonite, qui ont contribué à façonner la blogosphère.

Autre chapitre intéressant : le blog d'expert : partager son savoir plutôt que le protéger (ou pourquoi un blog à succès doit d'abord être utile aux autres).

Enfin, j'ai vraiment apprécié les différentes entrevues avec différents blogueurs. Mention spéciale à celle de Michel Edouard Leclerc, dont voici un extrait :

Attention, le modèle (des blogs) a son revers. Si les marques et les entreprises investissent les blogs à des fins marchandes, en camouflant habilement leurs objectifs, il peut y avoir un discrédit du blogging tout aussi important que la méfiance actuelle éprouvée par nos concitoyens à l'égard des grandes chaînes de télévision commerciales ou des journaux.

Un peu plus loin, toujours dans la bouche de Michel Edouard Leclerc, on trouve un passage qui m'a plu. Le voici, en réponse à la question Y a-t-il une chance que vous soyez candidat aux prochaines présidentielles ? :

Il ne faut pas laisser l'expertise politique aux seuls professionnels de la politique. (...° Mais je n'envisage pas de me présenter aux élections.. Justement, je crois que je suis plus légitime et plus efficace dans mon activité économique. (...) L'une des questions majeures aujourd'hui, c'est celle de l'environnement et du développement durable. Je me bats pour le développement du commerce équitable, pour économiser l'énergie, diminuer les emballages ou les recycler. Si j'étais parlementaire, je serais peut-être un peu plus écouté. Mais en tant que chef d'entreprise qui s'exprime avec toute la puissance d'un réseau commercial, je peux expérimenter des idées et les rendre beaucoup plus crédibles.

Globalement, ce livre est une bonne lecture pour le cadre qui envisage de bloguer. Pour le blogueur du dimanche, certains chapitre n'auront pas d'intérêt, mais cela n'en fait pas pour autant une mauvaise lecture. En tout cas, chapeau à Bloïc pour sa réussite dans cette aventure qui est l'écriture d'un premier livre.

vendredi 30 septembre 2005

Le livre "Des souris et un homme"

Je suis sûrement devenu une blogostar, du moins c'est ce que je me suis dit hier en ouvrant mon courrier en rentrant à la maison. Jugez plutôt : deux livres, dont l'un porte sur Calc, le tableur OpenOffice.org, et qui est publié chez Eyrolles. Je suis rentré tard ce soir, il est déjà 10 heures passées. J'ai beau aimer le logiciel Libre et la lecture, un bouquin sur un tableur après 12 heures devant un écran, ça me passionne moyennement. Heureusement, il y a un autre livre au courrier ! C'est Des souris & un homme, de Nick. Nick, c'est ce type qui a fait un site perso initialement intitulé Je Nique Sur Meetic avec les fiches de toutes les filles qu'il avait culbuté après s'être inscrit sur le fameux site de rencontre. Voilà, le fameux Nick a sorti un bouquin, intitulé Des souris et un homme, un an de rencontres sexy sur le Net.

Après avoir pris le livre en main, j'ai eu du mal à le lâcher. Pas parce qu'il est bon, hein ! Tout simplement c'est presque toujours ce que je fais quand je tombe sur un livre qui ne me prend pas la tête.

En substance, Nick est célibataire, il n'a pas envie de s'engager, mais il a envie de faire des rencontres "sensuelles". Il s'inscrit sur Meetic.fr (sans jamais en donner le nom, un souci avec les avocats du site ?) et décide de rentabiliser l'investissement. Avec pas mal d'organisation, il part à la chasse et en profite pour documenter sa méthode assez précisément.

Ensuite, il détaille chacun des 27 fois où l'histoire se termine "sous la couette", pour reprendre son expression. Voir rentrer les histoires dans des fiches, des cases, des tableaux (il a même fait des graphes statistiques), c'est quand même assez perturbant, le lecteur se retrouvant clairement dans une position de voyeur, ce qui est finalement plutôt fascinant. Petit extrait (à ne pas laisser entre toutes les mains, vous voilà prévenus) :

Pour notre première rencontre, on se retrouve dans un café à l'apéro. Elle est assez avenante, on se donne rendez-vous le soir même. Elle passe chez moi, et on ne tarde pas à se sauter dessus. Aïe, je suis tombé sur une Chupa Queen. Elle me suce avec avidité et une supertechnique. C'est sauvagement bon. J'ai l'impression d'avoir un aspirateur de 700 Watts rivé à la queue et, qui plus est, un aspirateur avec une LANGUE agile et fouineuse, et une main douce mais résolue qui chope tout de suit le bon BPM (Branlage Par Minute). C'est elle qui pilote, elle est totalemnt in control et sait exactement où on va. D'ailleurs, je sens qu'on arrive bientôt. Shabam ! J'explose, je vois les étoiles, les cosmos et même Youri Gagarine. Wow, quelle suceuse !

On savait que le sexe faisait vendre, mais là, on sent bien que Nick cherche le Jackpot !

Enfin, Nick fait un peu le point sur cette expérience, dans le 6eme chapitre, et c'est plutôt bien vu, lucide. C'est après que ça se gate, quand il raconte comment il est devenu célèbre (et bientôt riche), façon grâce à mon site, j'ai décidé d'écrire ce livre, j'ai été interviewé par Libé, gnagnagna. C'est assez malvenu.

Reconnaissons-le, ce livre se laisse lire. Il n'est pas bien écrit, (on pourrait presque croire que ce livre a été dicté) et le recours systématique au franglais, sous prétexte de faire branchouille, m'a vraiment agacé. Un exemple : C'est chaud, elle me fait très envie. J'adore son cul, très cambré et rond. Eh oui, le mythe des fesses black : je confirme, c'est flashant.. On remarque, et on vient à redouter la multiplication des tics de langages, avec les mots cash (j'y vais cash) et fluide j'aime les histoires fluides. On en a vite marre !

Un autre truc qui m'a agacé, c'est cette référence trop fréquente à ce qu'il appelle son "blog", alors que ça n'est qu'un site perso mal fichu avec tous les artefacts du siècle dernier dont l'incontournable livre d'or. On sent bien là la volonté de surfer [1] sur la vague du blog, tout comme le Blog de Max (du même éditeur, tiens donc !). Ca sent la récupération à plein nez, et c'est pénible. Je comprends qu'il faille jouer des coudes pour qu'un livre se fasse remarquer, avec la concurrence qui se joue sur les étagères des libraires, mais là, c'est trop !

S'il a un bon coté, c'est de démystifier les sites de rencontre. J'ai plusieurs proches et amis qui sont sur de tels sites (tous sur meetic.fr, en l'occurrence), et qui y font... des rencontres. Ca n'a l'air de rien, mais pour beaucoup de gens, ça change leur vie ! Et pour moi, ça m'a surtout permis de passer deux heures plutot délassantes. Bon, je vous laisse, ma femme arrive en hurlant hier, tu lisais ce livre de cul, et maintenant tu passe ton temps à bloguer !. Oui, ce soir, ma femme, ma chère et tendre, mon p'tit poulet, est carrément cash, mais pas très fluide ;-)

Notes

[1] Ah, me voilà contaminé avec son franglais ! :-)

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